Les recommandations sur la rédaction du titre, et plus particulièrement de la balise Title, font souvent partie des premières notions abordées lors d’une formation SEO. C’est l’un des principaux fondamentaux. Savoir comment écrire un titre permet d’aborder de multiples notions. Qu’est-ce qu’un mot-clé ? Qu’est qu’une cible ? Comment augmenter un taux de clic ? Comment convaincre ? Comment se démarquer de la concurrence ? Cet article n’aborde pas le sujet de la rédaction du titre. Nous partons du principe que le nombre de caractères recommandé est une compétence acquise, de la même manière que la façon de placer un mot-clé. Allons plutôt plus en profondeur dans la théorie de la titraille pour évoquer les enjeux liés à l’intention de recherche et en quoi le Titlegate change le quotidien des rédacteurs de contenus.
Les vrais objectifs du titre
Un titre est un outil de signalétique dans un espace rempli de contenu. Sur la Une d’un journal de magazine, les titres sont placés et structurés pour attirer l’œil et donner envie d’acheter ces quelques pages reliées entre elles. Le titre journalistique dans le monde du print et le titre pour le Web ont en ce sens un objectif absolument différent.
La mise en page des articles sur une page imprimée prend une place importante dans la façon de rédiger un titre. Il ne faudra pas s’étonner que les mots proposés par le journaliste en en-tête soient légèrement modifiés pour servir un rendu visuel plus attractif. Mais outre l’aspect esthétique, le titre dans la presse est lui-même une information. On nous apprend en cours d’écriture journalistique que chaque élément d’un article doit pouvoir être consommé de façon indépendante. Le titre est une information, le corps du texte l’est également, l’image en est une autre et sa légende doit elle aussi fournir un renseignement utile. Chaque élément apporte sa propre valeur ajoutée. Chaque élément est signifiant.
Utilisez Gallicagram pour une recherche des occurrences de mots dans les titres de la presse française.
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Le format Web change la donne. D’une part, le titre du contenu est a priori celui affiché dans la SERP. Il doit délivrer certes une information, mais il doit aussi inciter au clic. Car lorsque vous disposez d’un journal en main, vous avez en réalité déjà consommé le journal : vous l’avez déjà acheté. La conversion est faite. Le titre a fait son travail dès lors que vous avez dans vos mains ce papier à l’encre qui déteint sur votre peau.
En SEO, le titre a pour obligation de répondre à un enjeu bien différent.
Affiché dans la SERP, il est alors presque inutile tant que l’internaute n’a pas cliqué. Le site web (ou média) n’a pas rempli sa part du travail tant que vous n’avez pas cliqué sur le titre. D’ailleurs, le simple fait que le lien soit sur le titre, et non pas la meta description, ou encore sur l’URL affichée montre bien que ce sont ces 70 caractères qui constituent la véritable porte d’entrée pour générer du trafic.
C’est pour toutes ces raisons que l’écriture du titre relève de l’exercice d’acrobatie ou du numéro de jonglage. Placer le bon mot-clé qui rapporte le plus de trafic ou qui engage le plus facilement un internaute dans une stratégie longue traîne, constitue presque un jeu d’enfant. Cependant, faire en sorte que les internautes comprennent en même temps la nature du contenu (lisibilité), le consultent (trafic), soient intéressés (rétention), touchés ou convaincus (engagement), deviennent des ambassadeurs (partage), n’est pas une promenade de santé.
Le titre incarne le premier facteur de notoriété d’un contenu, donc d’un site Web dans son ensemble. Il faut donc y consacrer du temps.
Syphaïwong Bay, Consultante Web Éditorial, SEO et Content Marketing Assonance.net.
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